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Conception : François Pérache et Thomas Pouget

Texte : François Pérache

Mise en scène : Thomas Pouget

Avec : (distribution en cours)

Production : La Joie Errante

Coproductions : L’Estive Scène Nationale de Foix, Théâtre d’Aurillac scène conventionnée d’intérêt national, Abbaye de Sylvanès Centre Culturel de Rencontre, (en cours).

Soutiens (en cours)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pistes créatives ​

L’idée général est de représenter toute la vie d’un village (une quinzaine de personnages) à travers 4 interprètes.

 

On y retrouvera tous les lieux du village : la place, la mairie, l’école, l’Eglise, le cimetière, le café-commerce, le bureau de Poste (s’il n’a pas fermé), l’école, le terrain de sport, la salle polyvalente, le club de yoga et de danse, la Diane des chasseurs, etc. ; et tous les protagonistes et figures emblématiques (plus ou moins archétypaux ou caricaturaux) : habitants (actifs et retraités), agriculteurs, maire, professeur des écoles, médecin (parti ou en partance dans nos déserts médicaux), chasseurs, curé, etc.

Formellement, la pièce sera composée de saynètes, en apparence disjointes, mettant en scène dans différents lieux du village, ces nombreux protagonistes avec un « fil conducteur » narratif formel (un personnage d’une scène devient personnage principal de la suivante ; reprise d’une même réplique dans la bouche d'un autre personnage, donnant une signification toute autre, etc.)

 

La thématique du LIEN est en effet, sous diverses formes, un leit-motiv de l’ensemble des témoignages collectés : lien social, lien familial, lien territorial, lien linguistique (occitan) mais aussi des liens symboliques et spirituels tels que la place de la religion (« qui relie » étymologiquement) ou des activités sportives (rugby) et culturelles au sens large (de la chorale à la Diane, association de chasseurs). D’une certaine manière le théâtre, le rugby ou la chasse sont devenus des religions de substitution avec des caractéristiques communes : ensemble de valeurs partagées, épanouissement de l’individu dans le cadre de règles collectives, rituels dans le temps et l’espace, rôle des « leaders » pour la communauté (version moderne des « bergers » guidant leurs « brebis », au sens propre ou au sens religieux...)

 

La pièce interrogera cette question du lien et de l’attachement, valeur centrale de la vie des villages, en se demandant à quel moment ce lien renforce l’individu et à quel moment il peut l’entraver : « fuite » et retour au pays, amour-haine au sein des familles, soutien moral mais emprise de la religion, stabilité mais entrave de toutes les formes d’autorité (patriarcat, religion, travail, éducation, etc.) ; sur un plan géographique et économique, c’est aussi toute la question du désir de conserver un entre-soi préservé, tout en souhaitant être « connecté » (par les routes, le numérique, l’offre culturelle etc.) au « monde extérieur ». Avec le risque que l’ouverture du monde rural se fasse au détriment d’une perte d’identité et d’une forme de « vampirisation du fonds anthropologique des campagnes » par la Modernité. Comment conserver son identité en se confrontant à l'alterité.

Il s’agira pour la pièce de déjouer les stéréotypes sur la vie rurale (éloignement de tout, « vide » des campagnes, ennui, manque - de tout -, attachement réactionnaire au passé et au « pays » sous toutes ses formes etc.) en en montrant la variété, les atouts et la paradoxale modernité de la vie rurale (qu’a révélée la crise sanitaire du Covid) : la campagne est (le passé et) l’avenir de l’Homme ! Et ce d’autant mieux qu’elle saura rester fidèle à ses valeurs sans renoncer à s’ouvrir au monde.

 

Sur un plan fictionnel, l’histoire de la pièce sera celle d’un retour (forcé) au pays par un jeune couple de néo-ruraux (elle est une pure « citadine » ; lui a encore « un pied ici, un pied là-haut ») qui vont découvrir les difficultés et les joies de la vie de Village. C’est paradoxalement leur arrivée qui va renforcer les liens, un peu endormis, des habitants du village : bousculés par leur présence, leurs demandes, leur attitudes, leurs enthousiasmes et leurs maladresses, les habitants vont réapprendre à faire « cause commune » (c’est la parole, comme au théâtre, le fait de réapprendre à se « causer » qui va forger le renouveau de la commune-village).

 

La pièce s’achèvera par la « résurrection » d’un événement fédérateur : la fête (« votive » mais laïcisée) du Village.

 

"Ici, on travaille à vivre bien" sera un hymne à la ruralité qui se vit au présent, fidèle à son passé, confiante en son futur.

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