
Conception : François Pérache et Thomas Pouget
Texte : François Pérache
Mise en scène : Thomas Pouget
Avec : 2 acteurs / 2 actrices
Production : La Joie Errante
Coproductions : L’Estive Scène Nationale de Foix, Théâtre d’Aurillac scène conventionnée d’intérêt national, Théâtre Jean Lurçat Scène Nationale d’Aubusson, Abbaye de Sylvanès Centre Culturel de Rencontre, MJC de Rodez scène conventionnée Art Enfance Jeunesse, Scènes Croisées de Lozère scène conventionnée Art et Territoire, Théâtre dans les Vignes, ... (en cours)
Soutiens (en cours)
PISTES CRÉATIVES
L’ensemble des résidences menées en Ariège, Aveyron, Cantal, Creuse a permis d’approfondir et de structurer les pistes d’écriture de la future pièce à partir d’un important travail documentaire et testimonial :
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centrage sur le thème « Identité(s) Ruralité(s) » (le pluriel soulignant l’absence d’uniformité du « monde rural »)
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Vacarmes (2019) avait pour cadre une ferme familiale ; La vie des Autres (2025), un lotissement pavillonnaire, Cause Commune aura pour échelle un (petit) village de quelques centaines d’habitants. Le lieu exact ne sera pas identifié mais pourra se situer » (sémantique que la pièce visera à déconstruire au profit de celle d’une ‘’diagonale des possibles’’)
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la pièce durera environ 1h30 et sera interprétée par 4 comédiens (2 femmes ; 2 hommes). Elle sera conçue et produite de manière à tourner dans tous types des salles (de grands plateaux CDN à des salles polyvalentes, en passant par des places de villages ou des champs)
L’ambition est de représenter toute la vie d’un village (une quinzaine de personnages) à travers 4 interprètes.
On y retrouvera ainsi tous les lieux du village : la place, la mairie, l’école, l’église, le café-commerce, le bureau de Poste (s’il n’a pas fermé), le terrain de sport, la salle polyvalente, le club de yoga et de danse, la Diane des chasseurs, le cimetière, etc. ; et tous les protagonistes et figures emblématiques (plus ou moins archétypaux, jamais caricaturaux...) : habitants (actifs et retraités), agriculteurs, maire, professeur des écoles, médecin (parti ou en partance dans les déserts médicaux), chasseurs, curé, etc.
Formellement, la pièce sera composée de saynètes mettant en jeu dans différents lieux du village ces nombreux protagonistes avec un « fil conducteur » narratif formel : un personnage d’une scène devient personnage principal de la suivante ; reprise d’une même réplique dans la bouche d'un autre personnage, donnant une signification toute autre, etc.
CE QUI NOUS LIE
La thématique du LIEN est en effet, sous diverses formes, un leit-motiv de l’ensemble des témoignages collectés : lien social, lien familial, lien territorial, lien linguistique (occitan) mais aussi des liens symboliques et spirituels tels que la place de la religion (qui « relie » étymologiquement) ou des activités sportives (rugby et football) et culturelles au sens large (de la chorale à la Diane, association de chasseurs). Tout comme le théâtre, le sport ou la chasse sont devenus des religions de substitution avec des caractéristiques communes : ensemble de valeurs partagées, épanouissement de l’individu dans le cadre de règles collectives, rituels dans le temps et l’espace, rôle des « leaders » pour la communauté (version moderne des « bergers » guidant leurs « brebis », au sens propre ou au sens religieux...)
La pièce interrogera cette question du lien et de l’attachement, valeur centrale de la vie des villages, en interrogeant le paradoxe de ce lien qui ancre l’individu mais peut l’entraver : « fuite » et retour au pays, amour-haine au sein des familles, soutien moral mais emprise de la religion, stabilité mais entrave de toutes les formes d’autorité (patriarcat, religion, travail, éducation, etc.) ; sur un plan géographique et économique, sera abordée la question du désir de conserver un entre-soi préservé, tout en souhaitant être « connecté » (par les routes, le numérique, l’offre culturelle etc.) au « monde extérieur ». Avec le risque que l’ouverture du monde rural se fasse audétriment d’une perte d’identité et d’une forme de « vampirisation du fonds anthropologique des campagnes » par la Modernité (Emmanuel Todd) : comment conserver son identité en se confrontant à l'alterité ?
Il s’agira pour la pièce de déjouer les stéréotypes sur la vie rurale (éloignement de tout, « vide » des campagnes, ennui, manque - de tout -, attachement réactionnaire au passé et au « pays » sous toutes ses formes etc.) en en montrant la variété, les atouts et la paradoxale modernité de la vie rurale (qu’a révélée la crise sanitaire du Covid) : la campagne est (le passé et) l’avenir de l’Homme ! Et ce d’autant mieux qu’elle saura rester fidèle à ses valeurs sans renoncer à s’ouvrir au monde.
L’HISTOIRE
Sur un plan fictionnel, l’histoire de la pièce sera celle d’un retour (forcé) au pays par un jeune couple de néo-ruraux (elle est une pure « citadine » ; lui a encore « un pied ici, un pied là-haut ») qui va découvrir les difficultés et les joies de la vie de village.
Il s’agira pour un jeune professeur des écoles, qui revient dans sa commune natale, de sauver la petite école à classe unique dont dépend toute la vie et l’économie du village. Longtemps réticente à quitter la ville, sa compagne y trouvera un épanouissement personnel et professionnel en redonnant naissance à l’entreprise de textile locale.
L’arrivée du jeune couple va renforcer les liens, un peu endormis, des habitants du village. Bousculés par leur présence, leurs demandes, leurs habitudes et attitudes, leurs enthousiasmes et leurs maladresses, les habitants vont réapprendre à faire « cause commune » pour sauver ‘’leur’’ école (c’est la parole, comme au théâtre, le fait de réapprendre à se
« causer », qui va permettre le relance de la commune-village).
Alors que la dernière fête votive remontait à des décennies, la pièce s’achèvera par un événement fédérateur : une grande fête réunissant tous les habitants du Village.
Cause Commune sera un hymne à la ruralité qui se vit au présent, confiante en son futur.

